Rencontre avec le Dr Thierry LEBRUN par Chouette Vision Partie 2

Partie 1

Chouette Vision : Je me pose de nombreuses questions en vous écoutant et je commence à en prendre peur comme de nombreux lecteurs, mais d’où provient-elle cette lumière nocive?

Docteur Lebrun : Je vous avais parlé plus tôt dans l’entretien des deux parties qui constituent la lumière bleue la partie bleu-violet toxique et la partie bleu turquoise qui est importante. La partie bleu-turquoise est extrêmement importante, car elle est responsable de la sécrétion de mélatonine, c’est une hormone de régulation du cycle circadien (sic rythme jour/nuit) et elle est également présente afin de réguler la croissance en longueur de l’œil pour garantir une vision claire et nette sans lunettes. L’absence totale de lumière bleue serait également responsable d’insomnies du fait du dérèglement du cycle circadien.

Cette lumière se retrouverait partout dans notre quotidien.

L’INSERM a effectué une étude en 2016 sur des rats afin de tester la nocivité de la lumière bleu-violet en utilisant des LED, ils ont effectué une étude avec des rats ayant des pupilles dilatées afin d’accélérer le processus sous 6000 lux pendant 24 heures et le résultat a été édifiant. En effet, tous les rats testés ont montré une mort de leurs cellules photoréceptrices impliquées dans la vision.

CV : Mayday?! Je vais apparaître comme un profane, mais 6000 lux?

DL : Ne vous inquiétez pas, généralement les lieux de vie sont généralement sous 500 lux ce qui est correspond à un facteur inférieur d’un peu plus de 10 et personne ne vit sans aller dormir, mais le plus inquiétant est à venir. L’INSERM a également testé les rats dans les conditions de vie humaine toujours 24 heures afin de pouvoir comparer par rapport à l’expérience 1, et il en est ressorti que les rats montraient également les mêmes symptômes que ceux soumis à la très forte exposition, mais à des niveaux bien moins importants. Il a été démontré qu’après des expositions toujours sur la base de 500 lux pendant une semaine à un mois les symptômes se rapprochaient de plus en plus de l’expérience 1.

CV : Vous êtes en train de me dire que cette lumière est présente dans les LED ? Tout le monde en est équipé maintenant !

DL : Oui, je suis bien au courant que tout le monde s’éclaire à la LED maintenant et rarement à la bougie sauf pour les occasions spéciales. Mais tout d’abord, sachez que cette lumière est présente partout. Cependant certaines sont plus émettrices de cette lumière bleue nocive les LED nocives sont surtout les celles que l’on appelle les « daylight » (sic lumière du jour), car nous avons une forte présence de lumière bleu-violet contrairement aux halogènes ou aux lampes à incandescentes que l’on utilisait autrefois, car ces lampes sont de gros émetteurs de chaleurs (sic infrarouge) donc avec une grosse émission de longueurs d’onde élevées. La « meilleure » LED serait la « warm white », car elle suit le même principe que les anciennes sources lumineuses, la lumière émise se trouve être généralement jaunie, elle trouve ses détracteurs sur le fait que la lumière doit-être la plus blanche possible vous ne la trouverez donc jamais chez les designers ou les galeristes. Les autres gros émetteurs de cette lumière nocive vous les retrouvez chez vous, je parle bien évidement de vos écrans télévision, téléphone, ordinateurs…  Ces technologies LED se sont fortement développées depuis 2005, la Commission européenne ayant imposé l’arrêt des technologies énergivores. Peut-être aurait-il fallu prendre le temps d’évaluer les impacts de ces technologies sur les consommateurs avant une large diffusion.

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